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E.C.C.B., charpentier couvreur zingueur à Montalieu-Vercieu

Entretenir sa toiture : le calendrier d'un couvreur

Une toiture entretenue dure vingt ans de plus qu'une toiture oubliée. Voici ce que je regarde, et à quel moment de l'année.

Couvreur inspectant une toiture en tuiles et nettoyant une gouttière encombrée de feuilles

Une toiture entretenue tient vingt ans de plus qu'une toiture oubliée. Ce n'est pas une formule commerciale : la quasi-totalité des réfections que je fais en urgence auraient pu être repoussées de plusieurs années par trois heures de travail par an.

Voici ce que je regarde, et à quel moment de l'année. Une bonne partie est à votre portée depuis le sol ou depuis vos combles.

Automne : le passage le plus important

Après la chute des feuilles, avant les premières gelées. Si vous ne deviez en faire qu'un, c'est celui-là.

  • Vider les gouttières et les descentes. Une gouttière pleine déborde le long du mur, sature le pied de façade et finit par abîmer l'enduit puis le mur lui-même. Vérifiez aussi que l'eau s'évacue vraiment : versez un seau et regardez.
  • Contrôler les crapaudines (les grilles en tête de descente) et les remettre en place si elles ont sauté.
  • Repérer les tuiles déplacées depuis le sol, avec des jumelles. Une tuile glissée avant l'hiver, c'est de l'eau dans la charpente pendant six mois.

Hiver : observer depuis l'intérieur

C'est la saison où les défauts se révèlent tout seuls, parce qu'il pleut et qu'il gèle. Montez dans les combles pendant ou juste après une grosse pluie, lampe à la main.

  • Traces d'écoulement sur les bois : coulures sombres, auréoles, bois plus foncé. Suivez la trace vers le haut, l'entrée d'eau est en amont, parfois à plusieurs mètres.
  • Points de lumière francs entre les tuiles. Un peu de jour diffus est normal sur une couverture ancienne sans écran ; des points nets, non.
  • Condensation excessive sous la couverture, qui signale une ventilation insuffisante plus qu'une fuite.

Après chaque coup de vent

Un tour du bâtiment, les yeux au sol : des débris de tuile au pied des murs signalent une casse en hauteur. Regardez aussi les rives et le faîtage, ce sont les premiers à partir. Et n'attendez pas le printemps pour faire poser une bâche si un pan est ouvert.

Printemps : le bilan de sortie d'hiver

Le gel-dégel est ce qui abîme le plus une couverture. Une tuile poreuse absorbe l'eau, celle-ci gèle, prend du volume et fait éclater la terre cuite de l'intérieur.

  • Compter les tuiles cassées ou éclatées. Au-delà de 10 % sur un pan, la réfection complète devient plus économique que les réparations successives.
  • Deuxième nettoyage des gouttières, plus rapide que celui d'automne.
  • Vérifier les solins contre les murs et les souches de cheminée : un décollement se voit très bien aux jumelles, et c'est la première cause de fuite.
  • Regarder la ligne de faîtage de loin, de profil. Elle doit être rectiligne.

Été : la saison des travaux

Bois sec, jours longs, pas de gel : c'est la période idéale pour tout ce qui demande d'ouvrir la toiture. Si le bilan de printemps a révélé quelque chose, c'est maintenant qu'on le traite, pas en novembre dans l'urgence.

C'est aussi le moment du démoussage, si la mousse le justifie vraiment : voir la question ci-dessous, parce que ce poste est souvent vendu sans nécessité.

Le calendrier en un coup d'œil

SaisonÀ faireVous ou un pro ?
AutomneGouttières, descentes, crapaudines, repérage des tuilesVous, si l'accès est sûr
HiverInspection des combles pendant la pluieVous
PrintempsBilan gel, solins, faîtage, 2ᵉ nettoyageVous au sol, pro en hauteur
ÉtéRéparations, démoussage si justifié, reprises de zingueriePro
Après tempêteTour du bâtiment, bâchage si pan ouvertPro en urgence

Ce que je vous demande de ne pas faire

Ne montez pas sur votre toit. C'est le conseil le plus important de cet article. Une tuile qui casse sous le pied, une mousse glissante, une plaque de fibrociment qui cède : les chutes de toiture sont la première cause d'accident grave chez les particuliers qui bricolent. Tout ce que je liste plus haut se fait depuis le sol, depuis une échelle stable ou depuis l'intérieur des combles.

N'utilisez pas de nettoyeur haute pression sur une couverture ancienne, pour les raisons expliquées dans la FAQ.

Ne colmatez pas une fuite au mastic. Ça tient un hiver, ça masque le vrai problème, et ça complique la réparation propre ensuite.

Un doute après une inspection, ou l'envie de faire regarder par quelqu'un dont c'est le métier ? Voir mes pages réparation de toiture et zinguerie, ou appelez-moi : le diagnostic sur place est gratuit sur tout le secteur de Montalieu-Vercieu, Lagnieu et Bourgoin-Jallieu.

Bon à savoir

Questions fréquentes sur ce sujet

Cela dépend de la mousse. Un voile léger sur des tuiles saines n'a aucune conséquence et beaucoup d'entreprises le surfacturent. En revanche, des coussins de mousse épais retiennent l'eau contre la tuile, la maintiennent humide en permanence et accélèrent le gel-dégel : là, le démoussage se justifie. La règle simple : si la mousse dépasse le relief de la tuile, on intervient.

Oui, sur une couverture ancienne. La haute pression décape la couche superficielle de la terre cuite, qui devient alors poreuse et retient encore plus l'eau : l'inverse du but recherché. Elle peut aussi faire pénétrer de l'eau sous les recouvrements. Je travaille à basse pression et à la brosse, ou avec un produit à action lente qui laisse la pluie faire le reste.

Une inspection tous les trois à cinq ans suffit pour une toiture saine de moins de trente ans. Au-delà de trente ans, ou après un événement climatique important, un passage annuel est plus prudent. Entre deux, vos propres observations depuis le sol et depuis les combles couvrent l'essentiel.

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